Nouvelle-Calédonie - Vanuatu - aout 2009

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Nouvelle-Calédonie - Vanuatu - aout 2009

Message non lupar Luko » 05 sept. 2009, 20:12

Intro (longue et plein de blabla) :

Aout 2009. C’est le récit d’un petit tour de trois semaines dans le Pacifique (Vanuatu et Nouvelle-Calédonie) de ma jeunesse, après 28 ans d’absence : trop longue absence minée par des cauchemars me faisant imaginer des échangeurs d’autoroutes installés à la place des nids de poules habituels sur les routes de corail concassé, ou des rangées de gratte-ciels manhattanesques défigurant la baie de Port-Vila, la plus belle du monde, naturellement. On ne sait jamais ce que le futur réserve, surtout lorsqu’on a le dos tourné.
Plus qu’un récit de plongée, c’est un voyage dans le temps, une redécouverte de moi-même, des pâturages verdoyants de mes vertes années. Vous me pardonnerez le ton très personnel.

Autant vous dire que :
1-ça a changé mais pas autant que dans mes angoisses, trop vraiment trop d’australiens cupides et qui refusent de s’assimiler au pays (désolé pour les aussies de généraliser, mais l’australien généralisé est particulièrement imbuvable en dehors de chez lui.).

2-les gens du Pacifique sont restés tels que je les avais laissés, paisibles, honnêtes, amicaux, fraternels. J’ai particulièrement été touché qu’ils m’aient reconnu encore comme l’un des leurs, après quasi 30 ans d’absence... se faire appeler « frère » par les chauffeurs de bus de Santo vaut pour moi toutes les légions d’honneur,

3-Même pour ne pas faire de plongée, ça vaut le coup de faire la moitié de la terre pour voir ça… un volcan à couper le souffle (le Yasur), des plages désertes comme vous n’imaginez pas dans vos rêves (Champagne beach), une culture restée intacte grâce à la «coutume», un mode de vie…

4-Mais, ‘tain qu’est-ce que c’est cher… prévoir (sans les billets d’avion) environ 6000 euros pour un séjour de 3 semaines à 3….

D'abord c'est où le Vanuatu. réponse, c'est loin et c'est là-bas. Voilà déjà une carte.
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Le trajet le plus court pour le Vanuatu c’est une liaison aérienne qui passe par Tokyo ou Seoul, puis un via Nouméa avec Aircalin, il faut ensuite se taper une liaison régionale entre Nouméa et Port-Vila (Vila pour les connaisseurs), la paisible capitale du Vanuatu.
Certains plongeurs hardcore qui ne jurent que par Santo (on verra pourquoi), l’ile du Nord du Vanuatu, passent directement par Brisbane sur la côté Nord-Est de l’Australie, ça raccourci d’un vol domestique entre Vila et Santo mais cela vous empêche de partager l’expérience d’un vol pourtant bien sympa avec Air Vanuatu, probablement la seule compagnie qui n’a absolument rien à foutre des contrôles de sécurité, du fait que vous emmeniez un litre de liquide ou une machette en cabine. Au terminal domestique de Port Vila, une note d’Air Vanuatu s’excuse auprès des passagers « nous informons nos passager que depuis le 15 juin 2009 nous n’autorisons plus le transport de fusils en cabine… » (Oui, vous avez bien lu 2009 et non pas 1889 à OK Corral, ou ni même le 10 sept 2001, juste avant ce-que-vous-savez et l’annonce du Bushisme triomphant, non c’est quasiment hier que ça se passait…). Connaissant la gentillesse des Nivan (nivanuatu c’est le nom des habitants du Vanuatu, on dit communément « Nivan » parce que c’est long et qu’on n’aime pas trop se faire ch*** avec des mots, au Vanuatu) qui voudrait faire quoi que ce soit avec un flingue dans un avion. hein, quel abruti ? J’aime ce Vanuatu là, le dernier endroit au monde qui repose sur la confiance…pourquoi utiliseriez-vous votre fusil dans la cabine d’un avion ? Pourquoi mettriez-vous un explosif dans votre bouteille ? Pourquoi, hein ? L’avion sert à transporter les hommes et les cochons dans des grands sacs à pommes de terre… pas à les descendre en vol, soyons logiques.

Le Pacifique est un rempart contre l’intolérance et l’extrémisme. Le long des routes de l’ile, les habitants disposent bananes, noix de coco ou autres fruits de saison sur lesquels il y a marqué un prix dérisoire, il n’y a personne mais une petite boite pour y mettre l’argent demandé, elle sera prélevée une fois de temps en temps : qui oublierait donc de payer ou viendrait voler le contenu de la boite? Les jours où vous n’avez plus foi en l’humanité invitez un nivan chez vous, il vous donnera une leçon de morale et de bonheur..

Chap I. La Nouvelle Calédonie.

Bon, je vous passe l’escale à Seoul, j’y passerai pas mes vacances tellement la ville est moche, mais ça fait un break entre deux vols: les plus courageux continuent directement sur Nouméa, la connection est bien organisée à l’aéroport de Séoul, l’un des plus confortables et des plus silencieux que je connaisse, il y a des salles de repos où l’on peut dormir qq heures dans une atmosphère quasi zen, si l’on cherche bien. Nous, deux vols de 11h d’affilée, c’est pas notre truc, même après une classe business (si ! si ! j’ai tout regardé OSS117 à Rio, Good Morning England, deux fois même pour le dernier, c'est un film magique qui joue sur toutes les émotions à la fois..) donc on restera deux nuits à Seoul, histoire de se taper un barbecue, de reluquer cet étrange peuple que sont les coréens, sorte de japonais en développement (traiter un coréen de japonais est la meilleure façon de se prendre une droite bien sentie, prétendre l’inverse à Tokyo peut facilement valoir une décapitation au sabre de samourai, tant ces deux peuples s’aiment…ambiance…).

la Corée c'est moche. Preuve en image :
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Deux jours plus tard, vol Aircalin vers Nouméa : un ccnseil emmenez vos petits biscuits tant les plateaux repas sont du mauvais côté du limite mangeable, ç’en est presque comique. Enfin, l’avion se pose à la Tontouta en pleine nuit, ce qu’on lui demandait in fine. Une heure plus tard, hotel sur l’anse Vata, dodo… on verra plus tard.

Franchement, même si je ne connais aucune autre ville qui dispose d’aussi belles plages intramuros, Nouméa ne fait franchement pas rêver, sauf si vous êtes un fan de la croisette ou de la côte d’azur. Trop propret, trop métro finalement, il faut avoir un vécu dans les lieux pour l’apprécier, je pense. Après tant d’absence j’y retrouve mes marques, je repasse devant les endroits que j’avais hanté lycéen, je revois des amis d’il y a 28 ans, de ceux qu’on ne compte que sur les doigts d’une seule main, eux ont moins n’ont pas changé, les mêmes blagues, le même accent caldoche…accent que j’avais surement il y longtemps…mais le temps n’est pas passé sur l’amitié, je me sens de retour chez moi.

Côté plongée j’avais pris contact via un forum anglophone avec Anabella de Lagoon Safaris, australienne francophone vivant sur son bateau et propriétaire du centre de plongée du Kuendu Beach resort. Le centre a ses habitués, notamment chercheurs en biologie sous-marine dont le fastidieux boulot consiste à aller surveiller les coraux ou les herbiers dans toutes les iles du Pacifique. Sympa, le centre bien qu’excentré vient chercher ses clients dans les hôtels de Nouméa.

La première plongée est prévue dans la passe de Dumbéa, beau temps mais le vent est au dessus de 15 nœuds et la houle est à 2m, comme le dit Nakai, le guide japonais, dans beaucoup de pays au monde on annulerait la plongée mais pas en NC, sinon on ne plongerait jamais.
L’eau est fraiche à 22 degrés, je suis bien optimiste avec mon 3mm tropical, on me prête une 7,5mm. Entré dans l’eau, bonne visi de 25/30m, en 45 secondes arrivé vers 28m, je vois une tortue filant sur la droite, alors que s’enfuit une pointe blanche sur la gauche, au milieu un gros Napoléon nous snobe… je vois au loin passer grandiose une raie aigle. Si les 50 prochaines minutes sont de ce calibre ça promet ! Malheureusement, ce sera à peu près tout sauf un magnifique serpent olivâtre que je vois filer à toute vapeur le long du tombant, de surcroit le corail est assez absent. Je cliquouille mon 5D sans vraiment de grand sujets.

je cliquouille un peu sur la passe de Dumbéa :
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et encore un peu :
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La deuxième plongée est faite dans le lagon sur le site dit de Tepava, apparemment un repaire de tortues, la visibilité n’est pas vraiment au RV, un miteux 8-10 mètres des familles, en me retournant, je vois un banc de vivaneaux entourer un patate de l’ordre de 3-4 mètres de diamètre, cet interlude sera fatal à ma plongée, je veux reprendre le cours des choses mais plus personne à l’horizon, certes bouché… je remonte donc. Wayeke le boatman fidjien, -dont on dit qu’il soulève régulièrement d’une seule main un bloc avec une japonaise accrochée au bout-, a bien vu le coup : il est là pour me récupérer et m’indique la direction à prendre mais j’ai un peu mal à la tronche…je préfère directement remonter sur le bateau après 15 minutes.

Dernière vision de Tepava avant de me perdre définitivement :
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Anabella me dira après « comme on ne t’a pas vu de la plongée, elle est gratuite ». Une grande dame, je vous dis. Allez plonger chez Lagoon safaris (je m’acquitte de ma dette, Anabella. merci encore).

Le lendemain un de mes amis m’a vanté le bougna d’un gite du côté de Yaté dans le grand sud calédonien, le paysage est magnifique, le rouge du nickel le dispute au vert des pins colonnaires, tout cela plonge en grandes descentes dans le bleu du lagon, la végétation est quasiment préhistorique. Quelquefois c'est du décor de Sergio Leone...
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Mais de bougna il n’y en eut pas… trop tard, pas prévenu, pas prévu, fallait téléphoner… c’est ça le tourisme en Calédonie, frustrant, réservé à ceux qui connaissent ou alors planifié, tout imprévu devient improbable. SERENDIPITE, l’art de découvrir ce qu’on n’avait pas cherché, ce joli anglicisme d’origine asiatique est une notion totalement inconnue du Caillou. Amis touristes préparez vous à déchanter en Calédonie.
Modifié en dernier par Luko le 06 sept. 2009, 14:09, modifié 1 fois.
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Message non lupar Luko » 05 sept. 2009, 20:24

Chap II : l'arrivée au Vanuatu - Moso

Un jour plus tard c’est complètement différent, j’aurai embrassé la piste de Bauerfield comme un pape polonais si la pluie n’était pas tombée à verse. Port Vila, Vanuatu ex-Nouvelles Hébrides, ville de mes vertes années, de les bonheurs enfantins. J’efface soudain 30 ans de frustrations et de cauchemars.
Après une journée de balade avec ma famille, c'est quasiment un pèlerinage pour moi, je veux tout montrer : là j’allais ramasser des coquillages, ici chaque année je me tapais des cloques sur le dos à force d’être brûlé par le soleil, et là nous faisions des courses de karting en pleine rue, etc.

Nous sommes conduits un matin à Moso, tranquility island dive resort que ça s’appelle. Petits bungalows tenus par des australiens sur une ile au large d’Efate, cette même ile avait fourni à Koh Lanta saison 4 ou 5 je ne sais plus son cadre de survie… enfin , hein… les nivans toujours sympas jetaient des boites de sardines ou de corned beef aux participants, une fois que le production avait le dos tourné.
Bin, Survivor en fait c’était un peu nous pour les trois nuits : les bungalows du resort étaient truffés d’araignées, jamais nettoyés, les menus étaient invariablement constitués de sandwich au bœuf et de coleslaw à en vomir, pas d’electricité, centre de plongée sous équipé, pas même un bac propre pour rincer le matos photo... bref au total, j'estimais celà un peu rude pour un prix de 150 euros par nuit : en Indonésie nous aurions eu un palace, des domestiques, une armée privée et une masseuse pour moi-même pour le même tarif.
L’australien ne lésine pas sur les prix !
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Le centre de plongée de Tranquility island dive -c'est son nom- est managé par deux jeunes nigauds canadiens et anglais, Lara et Mark, qui s’étonnent du fait que je n’emporte que 3 kilos de lest alors qu’ils en sont à 6 en shorty ! Il s’émerveillent d’une seiche (la première de leur vie disent-ils) ou d’un poisson clown, confondent macro et petits poissons. sur leur plongée dite macro, j'aurai à peine de quoi photographier une rascasse.
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Heureusement l’un des guides accompagnant est nivan, je parle bislama avec lui, ma mémoire linguistique est revenue à flot, nous chambrons discrètement les bénêts. Lui se fait tancer par Lara pour des broutilles, il a décidé de les bouder.

Les plongées du matin sont typiquement de l’ordre de 20-25 mètres sur des fonds coralliens avec passages, canyons et cavernes, il faut dire que la faune corallienne est assez belle, variée, beaucoup de corail dur des tables impressionnantes, mais peu d’alcyonnaires malheureusement alors qu’ils donnent de la couleur. Je me rabats donc surtout sur les grosses gorgones ou les comatules, avec de l'eau bleue.
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Etrangement, je trouve que les fonds sont peu poissonneux, à chaque fois un petit requin pointe blanche mais rien de trsè concluant hormis la petite poissecaille corallienne, demoiselles, perroquets, chirurgiens dawa ou picot, balistes et autres… seule attraction notable : un dugong vient chaque matin au bout du ponton, quelquefois en couple, en revanche, dès qu’il entend un frémissement dans l’eau, il disparait …impossible de l’observer sous l’eau. Donc demi attraction.

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Parfois l'on croise une tortue mais c'est bien le diable...

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Je serai un peu déçu par les plongées réalisées sur la zone Moso, Lelepa et même sur l’Ile au Chapeau, présentée comme un must. Sur l'ile au chapeau, le bateau bruisse car l'on vient de voir un requin léopard... les deux nigauds sont au 7ème ciel, moi, je ne veux pas faire le blasé mais c'est une vision commune en Thailande par exemple... Pas de quoi fouetter un chat, d'ailleurs ce con de Léopard, il m'aura bien surpris, je l'approche au fisheye, et pfffouittt... il se barre alors que je le cadrais... trop ballot le photographe...
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Sur les deux premiers jours mon flash marchouille, je me demande juste pourquoi le slave du SB 105 a l’air de se déclencher en retard qqfois.. les mystères de l’électronique.

Au troisième jour, on ne sait pas pourquoi et bien que fraichement rechargé, le DS125 refuse de déclencher sous l’eau… allez comprendre… n’ayant pas assez d’espace pour bricoler sur le bateau je change le câble, qui a du mal à se revisser sur la prise du caisson.. que diable, j’essaye quand même, peine perdue sous l’eau…ce sera le début des emmerdes pour toutes les vacances et la fin de mon éclairage... le dernier éclairé sera ce léopard qui rime avec salopard, rideau pour la suite...
Modifié en dernier par Luko le 06 sept. 2009, 17:03, modifié 2 fois.
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Message non lupar Luko » 05 sept. 2009, 20:30

Chap III : Baie de Mélé et Vila

Le lendemain de la déconvenue flashuilleuse, nous émigrons vers Hideway pour y passer deux jours, c’est un ilôt situé dans la baie de Melé, à 5 km de Vila et aménagé en resort.

Il s’agit d’un haut lieu des expats qui viennent y passer le week end c’est également un centre de plongée très professionnel qui recevait souvent des compétitions de photographie sous marine organisées depuis l’Australie. Le centre est très pro, la compétence des guides change radicalement, ils savent exactement ce que je veux. : on fait des allers et retour dans la baie de Mélé, le temps de changer d’objo et on repart pour une deuxième, voire une troisième. Comme je sors un grand angle et un objo macro, ils me programment une petite épave puis le spot Pink Panther qui a fait les beaux jours des concours photos. Dommage que mon flash refuse de marcher, j’ai démonté la prise, certaines parties étaient vertes corrodées, j’ai essayé de gratter les connexions, le soir avec un couteau, l a remarché aléatoirement, j’ai cru l’avoir stabilisé et puis et je l’ai emmené pour une ultime plongée… il a fait n’importe quoi… et va même jusqu’à attaquer l’électronique de mon 5D qui affiche busy après 15 minutes….

Pour l’épave je fais mon deuil du flash évidemment, mais à force de monter et démonter les objos, une petite épluchure de néoprène venant d’une des commandes du caisson vient à tomber dans le dôme et, évidemment, s’agglutine exactement dans la zone du fisheye sans vouloir se déplacer… je découvre l’horreur sous l’eau, on dirait que sur chaque image il y a un petit nudibranche noir qui s’est invité… la scoumoune me poursuit sans aucun répit..

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Pour Pink Panther, j’ai changé de hublot pour chausser un 100mm macro, il s’agit d’une plongée pour les dingues des anémones : « Pink Panther » est une anémone orange fluo, mais à vrai c’est plutôt une plongée « panorama d’anémones » où l’on passe d’anémone rose en bleue ou verte. Il y en a pour tous les goûts, d’autant plus que la variété de clown locale, le clown tomate, est très photogénique avec sa robe rouge vif et son col azur fluo. Avec un flash ça doit être top, je dois me contenter d’un méchant phare qu’actionne mon buddy à l’occasion et je dois passer à 800 ISO. Quelle misère… tant pis concentrons nous sur les clownfish en rêvant de jours meilleurs.

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Au global, Hideaway se distingue surtout par la compétence de ses guides, plutôt que par la qualité des fonds : la couronne d’épines acancasther fait des ravages, les fonds sont moroses et peu poissonneux finalement. J’aurais quand même bien aimé avoir de tels guides à Moso au lieu des deux puérils boyscouts .

C’est aussi le jour de la commémoration de l’indépendance le 30 juillet. Je sors donc voir ce qu’il se passe dans les kermesses populaires des quartiers, nous sommes les seuls blancs perdus au milieu du bidonville de Seaside, les australiens ont trop peur de venir. Comme je parle le bislama, on me donne du «frère», on me reconnait bien comme un man Vanuatu, on me rappelle aussi avec un sourire de regret, les bons temps où nous vivions ensemble, habitants d’un même pays. Je suis labellisé comme une sorte de pied-noir du Pacifique.
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Message non lupar Luko » 05 sept. 2009, 20:36

Chap IV : Tanna.

Nous allons ensuite nous mettre au sec à Tanna, l’ile au volcan Yasur en éruption permanente qui ne connaît pas le repos dominical, 7j sur 7, 24/24.

Le Yasur de jour :
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Au bord du cratère, la nuit tombe, ça gronde, ça fume, ça sent le souffre et soudain ça pète des feux d’artifices par gerbes rougeoyantes de 200m au dessus de nos têtes. Vous connaissez Faust « faites que ce moment se fige à jamais ». Ma femme et ma fille me disent avoir vu le plus impressionnant spectacle de leur vie. Franchement, c’est vrai, je n’ai rien vu de pareil… Il y a des endroits à voir absolument dans sa vie : la baie de Hong-Kong, Angkor, le Taj Mahal, le Yasur à Tanna,…enfin, pour ceux que je connais, il y a tellement de lieux et si peu de temps dans une vie.

Le Yasur de nuit :
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Au détour de la table d’hôtes de Léa, dont le poulet aux carottes et au taro fait merveille sur la plage de Port Resolution, nous croisons un duo de jeunes français goguenards et courageux, ils font tous les jours 20km à pied du lever du soleil à 22h, tout ça pour voir le volcan exploser à toute heure de la journée. Ils ont fait ensemble le Bromo et une autre demi douzaine de volcans en Indonésie l’année dernière, l’un des deux vient de boucler son voyage de noces à Hawaii, pour les volcans évidemment- et puis il a déclaré à sa récente femme qu’il devait aller voir le Yasur avec son pote. J’aime bien les allumés de cette espèce.

Nous repartons quelques jours plus tard, en passant par l'aéroport le plus cool au monde, Lenakel/whitegrass : pas de passeport, des cochons embarqués dans ds grands sacs on attend l'avion tous assis sur la pelouse, quelle différence avec les embarquements des aéroports urbains.
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Prochaine étape : Santo et de la plongée "WorldClass".
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Message non lupar Luko » 06 sept. 2009, 00:22

Chapitre V : Santo.

Le clou plongistique du périple.
Santo, la grande ile du Nord, c’est d’abord le wild west du Vanuatu, terre d’éleveurs de bovin et de broussards ombrageux. On y mange du steak comme on prendrait un cornet de frites, l’Argentine et sa viande de tarlouze n’a qu’à bien se tenir. les vrais hommes mangent du Santo beef.

Mais Santo c’est aussi une ile de plages désertes, sauf qu’il faut savoir les trouver loin de Luganville : hormis les 15 km de bitume sur toute l’ile, le nid de poule a colonisé la chaussée, c’est 4*4 obligatoire si l’on ne veut pas revenir avec.une voiture en pièces détachées.

Et puis Santo c’était surtout une ile aux avant-postes de la guerre du Pacifique où le mythique Président Coolidge, paquebot de 200m et transport de troupes US, s’est échoué en 1942 à la suite de l’explosion de mine sous-marine. Il repose à 50 mètres du bord entre 35 et 70m de fond.
Bref un véritable Disneyland sous-marin et Allan Power, aujourdhui petit vieux conduisant un minibus, en a bien compris l’intérêt dès le début des années 70. Il fonde le premier centre de plongée à Santo et devient en quelque sorte le précurseur de la plongée sur cette épave. Il aménage un point d’entrée : quelques anneaux sur les récifs de façon a tenir les blocs de secours ou l’équipement à récupérer en fin de plongée, il implante un récif artificiel entre 9 et 3 m, qui permet de voir passer les inévitables palliers plus rapidement. Les guides senior de chez AP sont certainement parmi les plus expérimentés, les plus blagueurs également, il est difficile de garder son sérieux pendant une plongée avec Julien, qui accumule les farces vers ses collègues. On dit que rire fait vivre plus vieux, Julien sera au moins centenaire. Au débit d’AP, il n’y a pas vraiment de structure d’accueil, sauf la villa du centre ville, où réside le vieil Allan. Mais les contacts se font toujours dans les hôtels, les guides se déplacent et viennent chercher les plongeurs tous les matins ou après midi, selon des horaires immuables : 8h30 et 14h. La plus grande difficulté est de régler les plongées, il faut presque prendre rendez-vous tant le centre a toujours l’air fermé… tu règleras demain ou après demain ou quand tu veux : tout fonctionne sur la confiance.

Aquamarine et Santo island dive représentent la concurrence.

Aquamarine est très bien organisé, moins « latine » qu’AP et probablement mieux structurée en terme d’équipements, locaux d’accueil, bateaux, plongée technique. Les guides sont également expérimentés mais avec une saveur moins locale.

Santo Island dive est le plus récemment implanté …très franchement, je ne vois pas très bien l’intérêt de plonger avec eux. Pour l’instant, ils sont surtout l’objet des farces des guides d’AP, on verra dans 10 ans.

Pour ce qui est de la ville elle-même, nous logeons sur les hauts de Luganville, la « capitale » de Santo, qui dispose d’un artère principale le long du front de mer de Segond Channel. Il n’y a pas grand-chose à Luganville, quelques hôtels, des restaurants qui ferment à partir de 17h, pas mal de kava bars et un petit marché. Rien d’une mégapole donc.
L’hotel est le Deco stop lodge tenu par un couple d’australien, Ben et Kim, très compétents. Les bungalows sont parfaits pour les plongeurs ils ont prévu à l’arrière des bungalows une salle commune de rinçage et d’entrepôt des équipements. Une flotille de scooters et de bicyclettes est à louer, c’est parfait. Une piscine situé le long du bar sur une terrasse en tek domine Segond channel et l’ile d’Aore en face, lever et coucher de soleil idyllique.

Le gros problème de cet établissement est sa cuisine : ils essaient de bien faire, varient les menus mais invariablement le cuistôt n’est pas à la hauteur de la caisse enregistreuse. La langouste a le goût de Ketchup, le steack est trop cuit à l’australienne, les autres plats manquent cruellement de sel et d’assaisonnement. Le « french flair » pour la cuisine échappe définitivement à l’aussie de base, qui n’a de gout que pour le houblon en quantité.

Pour revenir à la plongée, le programme d’AP est standardisé, avec accoutumance progressive à la profondeur et à la pénétration (écrit comme ça, on pourrait confondre d’activité, :roll: ... mais je confirme que nous sommes restés en combinaison de plongée durant toute cette période).

La plongée d’introduction est un tour du propriétaire à 35 m, ensuite les premières cales 1 et 2 entre 30 et 40 m, puis les halls intérieurs avec la « Lady », passage obligatoire du plongeur du Coolidge vers 45m, la salle des machines un peu au dessus de 50m, les parties du bâtiment arrière et la piscine ou les canons anti aériens vers 55m, il reste ensuite des plongées vraiment profondes pour ceux qui le demandent dont la poupe et les hélices entre 60 et 70m. Si l’on reste plus longtemps, il y a des plongées avec des objectifs plus précis : la cabine du capitaine, le siège du médecin, etc.
Quelque soit la plongée, on ne reste pas plus de 25 minutes, les bouteilles sont surgonflées à 230/240 bars pour limiter les surprises. On verra que ça a du bon !

On me désigne un buddy : Gerard, australien sympa qui, dans son incarnation terrestre, est l’un des responsables de la sélection de la banque de photos de Lonely Planet. Pour ceux qui iraient dans le coin, je confirme que LPI cherche des images sous-marines du Vanuatu mais il faut une sélection minimum de 500 images pour commencer à jouer : Gerard m’a fait quelques appels du pied, mais compte tenu de mon flash défaillant je ne suis pas en mesure de fournir. On nous affecte un guide, ce sera le jeune Jerry dont le briefing assez sommaire se termine invariablement par «Let’s rock ».

Il faut impérativement amener une bonne torche pour profiter pleinement du Coolidge pour des raisons de sécurité également, les pénétrations peuvent être assez profondes. J’ai évidemment oublié la mienne et j’ai même failli faire annuler une plongée : j’avais demandé à Jerry de me préparer une torche, il a « oublié », nous sommes donc avec la (vraiment) mini lampe de Gerard et la torche de Jerry avec au programme, la visite de la cale 2 à 40m avec pénétration. Je dis que s’il ne me fournit pas une lampe supplémentaire, pour moi, la redondance n’est pas assurée, si sa torche tombe en panne nous n’avons quasiment pas de lumière. Miraculeusement, en faisant le tour des guides, Julien a emporté deux torches, il y en aura donc une pour moi, la plongée ne capotera pas.

Dès la première plongée d’introduction, c’est le mythe absolu, le Saint Graal.
Encore une fois, je ne suis absolument pas un plongeur d’épaves mais celle-ci est de la taille d’un grand récif ou d’un véritable building,. Le Coolidge est trop immense pour en embrasser les contours, il n’est que failles, excroissances ou cavernes, dont on devine au détour l’utilité première : on plonge à l’intérieur d’un univers propre et aussi au cœur de l’histoire … le Thistlegorm m’avait déçu, le Coolidge m’a immédiatement enchanté. Dans le Coolidge, on est Leo et Kate sur le Titanic.
En début de plongée, Jerry enfile un casque de GI récupéré sur le pont et prend ce que l‘on devine être un fusil mitrailleur tout encoraillé. Il prend la pose du GI attendant le japonais, il a l’air fin avec sa petite gorgone incrustée sur le côté du casque.
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Nous passons sous les arcades du pont promenade baigné de magnifiques jeux de lumière,
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à la remontée j’aperçois des buissons de corail sous la proue, laquelle est irradiée de rayons solaires : avec un fisheye, la scène est magnifique mais impossible à prendre sans flash, je m’étrangle de ne plus avoir de flash.

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A la deuxième plongée nous coulons au travers d’une faille de la coque : ce sont les cales 1 et 2, remplies de matériel militaire.
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J’ai toujours du mal à distinguer les véhicules, mais à la sortie, des cales, les plongeurs ont laissé une collection de choses récupérées des plongées précédentes, contrairement à certains abrutis qui préfèrent récupérer pour eux mêmes les trésors engloutis.
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La remontée est également splendide dans la faille de lumière, de tous côtés des gorgones sur les parois et de sombres infrastructures dans la lumière. Par le côté monumental et son éclairage hollywoodien, on dirait une scène du film « Brazil » dans un futur un peu glauque.
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Vers la proue que nous connaissons bien maintenant, une gigantesque murène à tête de veau sort du cabestan : Allan Power l’a surnommée « Nessie », il l’a nourrit pendant une bonne dizaine d’année et encore maintenant. Elle fait l’objet de nombreuses farces de la part de l’hilarant Julien, qui profite de la crainte des guides novices des centres concurrents.
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Les palliers commencent à s’accumuler à force de plongées carrées, on est sur la base de 12 minutes maintenant avec un premier plateau à 9 mètres.

Le lendemain, à la demande de Gerard, nous souhaitons plonger l’après midi sur Million dollar point. La plongée du matin sur le Coolidge sera donc ma dernière sur l’épave (cette année du moins), Jerry sur les conseils des guides seniors me concocte donc une plongée « deux en un ».
Ce sera la « Lady » évidemment ET la salle des machines. Du lourd et du long, sachant que l’on sera entre 42 et 50 m et qu’il faut se frayer un passage intérieur assez tortueux entre les deux salles, normal… La lady est dans le lobby de première classe, en général assez éloigné des moteurs.

Nous plongeons directement sur la faille qui descend dans la salle des machines, il faut pour cela nager une petite centaine de mètres en surface, reprendre sa zénitude et descendre verticalement le long d’une corde. Nous pénétrons dans le noir total de la salle des machines et allons inspecter les manomètres et la plaque.
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Nous devons ensuite faire assez vite pour regagner le lobby en passant par le restaurant ou de magnifiques lampes de style arabisant/années 30 sont encore à terre – ça a un air de film muet en NB, je m’attendrais presque à voir le fantôme de Rudolph Valentino. Nous devons serpenter en passant au travers de portes étroites puis remonter un escalier pour enfin apercevoir la « Lady », c’est un bas relief sculpté d’une dame Elizabéthaine en robe rouge se tenant devant une licorne blanche.
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Juste avant d’arriver au saint graal, Gerard qui ferme la file, semble perdu même si nous le voyons très bien 5 m sous nous, mais lui, il ne voit pas les faisceaux de nos lampes, de grosses bulles d’angoisse s’échappent de son détendeur. Jerry doit descendre le chercher.
Enfin nous remontons sans musarder, en passant devant la proue du navire, nous avons laissé trop de temps en route et mon ordi affiche 31 minutes de paliers arrivé à 9 m. Il me reste 80 bars, difficile mais jouable : ça va être compliqué pour Gerard qui est scotché à 50 bars. Jerry va donc chercher un bloc libre à 9m qu’il remonte à 5m. Pas d’oxy disponible, dommage ça accélererait les paliers mais à Santo, c’est une denrée trop rare. Nous regardons donc le temps passer et Julien, qui revient d’une profonde à 70m, faire ses conneries en mimant Usain Bolt au palier.
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Le récif du palier, c’est vraiment le dernier salon où l’on rencontre des gens : il y a du gros matos, un photographe en caisson Seacam, dôme 10 pouces au moins et 2 flashes argent assortis svp, au minimum le prix d’une petite berline. Avec mon caisson Ike sans flash, je fais figure de péquenot mal dégrossi.
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Jerry nous quitte après 20 minutes, Aladin étant moins conservatif que Suunto. Finalement je ressors avec 15 bars, à peine de quoi me faire un expresso. C’était long mais putain qu’est-ce que c’était bon. In fine, je me demande si c’était pas une connerie de vouloir changer de spot l’après midi.

Toujours est-il que l’après midi, nos plongeons sur Million dollar point, plage où les Américains, une fois la guerre achevée ont mis dans l’eau tout leur matériel au prétexte qu’il était trop cher de le ramener et que personne n’en voulait.
La plongée elle-même est assez sinistre, très très peu de vie, mais l’épaisseur du matériel est impressionant : il y a une couche de 30 mètres de barges, remorques, chenillettes, camions, élévateurs, bulldozers, empilés là-dessous. Une sorte de méta-épave, le nom de million dollar est exagéré… on devrait dire trillion dollar, il y a l’équivalent d’un programme de défense englouti dans Segond channel.. c’est une ode au gaspillage militaire, à la gabegie en costume kaki, une plongée politiquement incorrecte.
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Le lendemain c’est repos et balades, on doit prendre l’avion le soir sur Port Vila. Champagne beach la bien nommée est à 90 minutes de voiture, de nid de poule en nid de poule. Pour 10 euros nous négocions le droit de passage vers une plage idyllique.
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LA plage, un vieil homme nous coupe des noix de coco à boire et à manger…potentiellement l’homme le plus riche de Santo, le propriétaire de l’une des plus belles plages au monde, mais il ne veut rien vendre à personne, malgré des propositions venues de tous les opérateurs touristiques du Pacifique. La course à l’échalotte, ça ne l’intéresse pas.
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Message non lupar Luko » 06 sept. 2009, 00:47

Conclusion :

Sauf le Coolidge qui est un monstre, un mythe qu'un plongeur doit absolument faire comme un musulman irait à la Mecque, le Vanuatu n'offre certainement pas la meilleure plongée du Pacifique. Les Fidji par exemple lui sont bien supérieurs. Que dire de la PNG et le triangle de corail Bornéo, Sulawesi, Philippines est bien au dessus en terme de variété.

En revanche, le Vanuatu offre beaucoup de ce que les autres endroits manquent : une culture pas encore globalisée malgré les efforts de Digicel et ses cartes SIM à bas prix. La tradition est fortement ancrée et PNG mis à part il n'existe pas dans le Pacifique des tribus aussi authetiques qu'au Vanuatu. ce dernier offrant la sécurité en plus, Vila, n'est pas Port-Moresby, quoiqu'en disent certains australiens.

Je quitte à regret le Vanuatu, le volcan de Tanna, le marché de Vila, les plages de Santo, les steaks juteux et le président Coolidge.. je reviendrai bientôt c’est sur, c’est chez moi… ce n’est qu’un au revoir mes frères...

.. a bientôt pour un kava.
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Message non lupar BigeyeBubblefish » 06 sept. 2009, 03:01

Merci Luko pour ce superbe CR.


Dommage pour tes flashs..
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Message non lupar miss7777 » 06 sept. 2009, 03:25

Quel beau compte rendu, bravo et merci.

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Message non lupar Michel Braunstein » 06 sept. 2009, 16:52

He be mon gars! Que d'eau, que d'eau!
Quelle belles photos! Quel beau CR!
Merci pour tout cela et bravo!

Michel

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Message non lupar Luko » 06 sept. 2009, 16:54

Michel Braunstein a écrit :Que d'eau, que d'eau!


Maréchal Michel McMahon? :wink:
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Message non lupar Cl@ude » 06 sept. 2009, 19:15

superbe compte-rendu avec qq beaux clichés :chapeau bas:
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Message non lupar Thierry » 06 sept. 2009, 19:30

Sympa, beau boulot, et beau voyage ;)
Bravo !

Bon, blague à part, quand est ce que tu prends des SB105 avec des cordons Nikonos ?
C'est pas cher et ça marche...
Les connexions Ikelite sont tellement aléatoires pour aller si loin. :?:

Mais je vois que tu es plein de ressources :eek:
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Message non lupar Luko » 06 sept. 2009, 20:28

Thierry a écrit :Bon, blague à part, quand est ce que tu prends des SB105 avec des cordons Nikonos ?
C'est pas cher et ça marche...
Les connexions Ikelite sont tellement aléatoires pour aller si loin. :?:


..bin... je vais voir avec Bigeyebubblefish quel est le diagnostic des connexions et du matériel.. en fonction de ce qui marche ou pas, je risque de changer d'orientation, peut être même radicalement de caisson si les connexions Ike sont mortes... :P

Vous verrez alors passer une annonce dans la partie "je cherche" concernant un caisson 5D en alu. Y a même un Seacam qui traine, non ?... :D
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Message non lupar Thierry » 06 sept. 2009, 20:34

A un moment, il va falloir y passer, (on a tous eu des Ikélite et on en était contant)
Mais attention à la fonte, il y a une accoutumance :D
Pour information, mes cordons de flashes, datent de mon premier SB105 => 1991, ça tient le choc non ?
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Message non lupar mangue/Emilie » 07 sept. 2009, 09:09

Super CR et superbes photos.
Il me tarde d'y être J-4!
Emilie

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Message non lupar Nounette » 07 sept. 2009, 13:13

mangue a écrit :Super CR et superbes photos.
Il me tarde d'y être J-4!


Bonnes vacances et Bonnes bulles Mangue ...
Notre Gîte http://giteduterroiragde.free.fr/

http://destinationailleurs.free.fr


Sous l’eau on ne parle pas, on se comprend c’est nettement mieux !

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Message non lupar mangue/Emilie » 07 sept. 2009, 14:12

Merci Helene je vais essayer de faire des CR et surtout plein de photos mais j'avoue que l'été arrivant pour moi je serais plus sous l'eau que devant mon PC!!!!!
Emilie



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Message non lupar domicol » 16 sept. 2009, 14:42

Une belle destination super commentée et illustrée , merci de partager , bravo pour ton enthousiasme :)
Dominique


La photo sous marine c'est bien difficile , mais c'est bien plus beau que la photo sans eau .

https://www.flickr.com/photos/domicol/albums

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Message non lupar CurLy » 17 sept. 2009, 05:10

Très beau CR !

Je plonge régulièrement avec Annabella :)

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Message non lupar Penti » 21 sept. 2009, 17:12

Super CR Luko, et non seulement on te pardonne ton ton personnel mais en plus j'en redemande, c'est ce qui m'a fait revivre ton voyage.

Vraiment pas de bol pour tes flashes, j'aurais bien aimé revoir de ces gorgones et comatules bien éclairées devant ce bleu pur... Bravo !


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